Lettres ouvertes
Ayant eu le privilège de représenter le Québec à la Conférence des Nations Unies sur la condition féminine, tenue à Beijing en 1995, je sais bien que nous sommes loin d’avoir répondu aux attentes de la déclaration finale. Il en faudra encore des pas pour que les femmes, à travers le monde, prennent leur place, sans recul possible.
8 mars 2012 - Journée internationale des femmes 2012
LE FÉMINISME ? PLUS ACTUEL QUE JAMAIS !
Longueuil, le 2 mars 2011 - Chaque année, à l’occasion du 8 mars, on se demande à quoi sert la Journée internationale des femmes. En un sens, on aimerait bien ne plus en avoir besoin. L’idéal serait de constater que la lutte des femmes pour l’accès à l’égalité et le respect de leurs droits a porté fruit; que le chemin parcouru est suffisant; que les hommes et les femmes pourront enfin vivre égaux à travers la planète.
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«Toujours en marche pour le respect de nos droits.» Marie Malavoy
«Ce thème de la Journée internationale des femmes 2011 prend tout son sens alors que se lève, ici au Québec comme dans trop de pays à travers le monde, un vent de droite, une conjoncture politique austère qui viennent mettre en péril nos acquis sociaux obtenus de haute lutte.
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4 mars 2010
«Les femmes ont marché pour obtenir le droit de vote…il y a 70 ans !» Marie Malavoy
Cette année le thème du 8 mars est En 2010, ça va marcher !. Il faudra effectivement de nombreux pas encore pour arriver à combattre la pauvreté ou l’exclusion des femmes, pour atteindre leur pleine égalité avec les hommes, pour vaincre la violence à leur égard, pour les hisser au rang de décideures dans toutes les sphères de la société.
Mais le thème de cette année 2010 me rappelle d’autres pas. Ceux que firent des québécoises courageuses pour obtenir le droit de vote, il y a de cela soixante-dix ans. Cela ne s’est pas fait tout seul. Inlassablement, treize années de suite, des femmes marchèrent sur le Parlement pour revendiquer le droit de vote. Elles finirent par obtenir gain de cause, à force de détermination et de ténacité. Jusque-là, nous n’étions que des citoyennes de seconde zone, enfermées dans des rôles traditionnels, sans présence dans l’espace public. Nous n’avions pas, paraît-il, le jugement qu’il faut pour nous mêler de politique.
Quand je vois le chemin parcouru depuis tout ce temps, je mesure à quel point l’obtention du droit de vote fut un moment charnière. Il nous a ouvert une porte immense, celle du pouvoir de nous prononcer sur les enjeux électoraux, celle du pouvoir d’être nous aussi des représentantes du peuple, celle enfin de partager, avec les hommes, le pouvoir de gouverner le monde. Alors, merci à toutes ces femmes qui n’ont pas ménagé leurs pas pour que nous progressions vers l’égalité !
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17 mai 2009
Le port de signes religieux ostentatoires dans les services publics : non au nom de l’inclusion et de l’intégration
Après de longs débats et un long combat mené par plusieurs de nos concitoyens et concitoyennes, les Québécois ont tranché : les dénominateurs communs de la nation québécoise moderne sont d’être plurielle, francophone, laïque et respectueuse de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Cela dit, la pratique religieuse, les rites qui l'accompagnent, les symboles arborés par les croyants font partie de la sphère privée et nul ne conteste les droits qui en assurent l’expression.
Cependant, les agents de l'État (secteurs public et parapublic) dans l'exercice de leurs fonctions agissent dans la sphère publique, au nom de l'État, institution laïque. Le port de signes religieux ostentatoires par ces agents porte ainsi atteinte au principe de la séparation de l’Église et de l’État en plus de compromettre leur indépendance et leur neutralité à l'égard des clientèles qu'ils desservent. Voilà pour la question de la laïcité.
En ce qui concerne l’égalité entre les femmes et les hommes, ces signes ostentatoires sont inacceptables lorsqu'ils symbolisent la soumission des femmes aux hommes ou toute forme de discrimination sexuelle. C'est pour ces deux raisons que le Parti Québécois appuie la position défendue par le Conseil du statut de la femme qui en 2007 recommandait que « les représentants et les représentantes ou les fonctionnaires de l’État ne puissent arborer de signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail ».
D'ailleurs, si, comme l’avait proposé le Parti Québécois, à l'occasion de la modification l'année dernière de la Charte des droits et libertés, le gouvernement avait accepté d’introduire minimalement trois des éléments tirés de l’article 50.1 du projet de Loi sur l’identité et qui se lit comme suit : « Dans l’interprétation de la présente Charte, il doit être tenu compte du patrimoine historique et des valeurs fondamentales de la nation québécoise, notamment de l’importance d’assurer la prédominance de la langue française, de protéger et de promouvoir la culture québécoise , de garantir l’égalité entre les femmes et les hommes et de préserver la laïcité des institutions publiques » le débat actuel serait sûrement mieux engagé ou encore n’aurait tout simplement pas cours.
Tout comme la Fédération des femmes du Québec, nous croyons à la nécessaire intégration des femmes (et des hommes également), quelles que soient leur origine ou leur croyance, à la société québécoise. Mais nous sommes persuadées que la meilleure façon d’y parvenir c’est en les accueillant personnellement, c’est en leur permettant de se franciser le plus rapidement et le mieux possible, c’est en reconnaissant leurs acquis professionnels et leurs diplômes et non en autorisant le port des symboles religieux dans la fonction publique et parapublique, ce qui constitue, de notre point de vue, une entrave à leur pleine intégration. Car il doit y avoir dans notre société des lieux où nos différences s’estompent, des lieux qui nous rassemblent au lieu de nous diviser. Ce premier espace civique inclusif c’est tout naturellement celui du service de l’État, une sphère dans laquelle les règles de la vie commune sont laïques. Et les modalités d’exercice de ce service doivent, pour en assurer l’intégrité, être compatibles avec la nature même des valeurs communes qui sont aux fondements de l’action de l’État.
Louise Beaudoin, députée de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Relations internationales et de Francophonie
Marie Malavoy, députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Enseignement supérieur, de recherche et développement
Carole Poirier, députée d’Hochelaga Maisonneuveet porte-parole de l’opposition officielle en matière d’habitation et de condition féminine
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21 novembre 2008
Y A-T-IL UNE PLATE-FORME LIBÉRALE EN ÉDUCATION?
Les apparences sont trompeuses. S’il peut y avoir une ressemblance entre certains engagements du Parti Québécois et du Parti Libéral en matière d’éducation – par exemple sur la taille des classes – ce sont deux visions qui s’affrontent.
Pensons aux questions des relations avec les enseignants et du taux de décrochage scolaire. Dans le premier cas, qu’avons-nous vu à l’œuvre dans le gouvernement Charest ? Une approche essentiellement autoritaire. Un premier ministre qui annonce qu’il y aura dorénavant une dictée par semaine dans les écoles primaires et une ministre de l’Éducation qui exige coûte que coûte une heure de lecture par jour (en fait, les enseignants n’avaient attendu ni le premier ministre ni la ministre pour en faire). Ces deux mesures, vivement dénoncées par la Fédération des syndicats de l’enseignement, sont une ingérence directe dans le travail des personnes qui forment nos enfants. Où s’en va-t-on avec une telle approche ? La nôtre est différente. Dans la plate-forme électorale du Parti Québécois, on indique clairement la volonté de valoriser la profession d’enseignant. Cela commence par le respect de leur autonomie. Ce n’est pas à l’État de gérer les classes. Son rôle est d’établir les programmes, pas la pédagogie quotidienne à l’école.
Autre exemple de nos différences : la lutte au décrochage scolaire. Jean Charest s’était engagé à combattre férocement ce fléau. Résultat : après cinq années de gouvernement libéral, le taux de décrochage dans le réseau public stagne au chiffre affolant de 30%. L’approche des libéraux ? On se pose encore la question. Bien sûr, on encourage les initiatives locales, on se félicite des expériences de réussite dans certaines régions du Québec. Mais c’est quoi le plan d’ensemble ? Quelle est la stratégie gouvernementale ? Quelles sont les ressources injectées ? Mystère ! Nous, nous croyons qu’il faut prendre le problème à bras le corps. Nous proposons un plan d’action national de lutte au décrochage scolaire. Pour y arriver nous mettrons à contribution tout le monde : enseignants, parents, commerçants, élus, etc. Nous envisageons également d’encadrer le travail étudiant afin que le temps de travail demandé par les employeurs respecte celui requis pour les apprentissages et le rythme de vie scolaire. Nous refusons d’être les spectateurs impuissants du décrochage d’une partie importante de notre jeunesse. Nous exercerons le leadership nécessaire afin que toutes les régions du Québec soient conviées à l’exercice.
La grande différence entre nous, c’est que le Parti libéral de Jean Charest gère à la pièce, empruntant par-ci par-là les idées qui font son affaire, changeant de cap au gré du vent de l’opinion publique. Chez nous, il y a une vision globale des défis et un plan d’ensemble pour y faire face. Comme le dit Pauline Marois dans notre plate-forme «Cette grande priorité qui fera du Québec une société gagnante a un nom : l’éducation». Au fait, avez-vous vu passer une plate-forme électorale du Parti libéral en Éducation ? C’est vrai, j’oubliais, pour eux c’est «l’économie d’abord» !
Marie Malavoy, Députée sortante de Taillon, Porte-parole du Parti Québécois en Éducation
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POUR L’AUTONOMIE ÉCONOMIQUE DES FEMMES
«Il n’y a pas de modèle unique mais un vaste mouvement auquel toutes les femmes sont invitées à se joindre. Pour leur liberté à chacune, et pour le bien de la planète entière.» Marie Malavoy
Longtemps les hommes ont été des pourvoyeurs et les femmes faisaient l’ouvrage de la maison; comme disait ma belle-mère, elles «s’occupaient de l’ordinaire». Lorsqu’elles travaillaient à l’extérieur, c’était pour compléter les revenus du ménage. Vous souvenez-vous d’ailleurs de cette phrase : «Ma femme n’a pas besoin de travailler, je suis capable de faire vivre ma famille !». Oui, mais voilà, cela correspond à une autre époque. Celle où les hommes et les femmes étaient campés dans des rôles sociaux bien définis, relativement étanches. C’était l’époque aussi ou les unions avaient plus de stabilité. Aujourd’hui, ces modèles ont éclaté : les familles se transforment, se défont, se reconstruisent; la durée n’est plus au rendez-vous. Et, en conséquence, la dépendance au pourvoyeur est périlleuse. Bien des femmes risquent de se retrouver seules, avec la charge d’enfants, en situation de pauvreté.
Voilà une des raisons qui milite en faveur de l’autonomie économique des femmes : ne pas dépendre de quelqu’un d’autre pour vivre, avoir sa propre capacité de subvenir à ses besoins. Ne pas risquer la pauvreté au détour d’une séparation. Mais il y a d’autres raisons, plus profondes encore. Avoir une autonomie financière, ce n’est pas seulement une question de survie; c’est une question de dignité, d’accomplissement de soi, de contribution à la communauté, de participation à la construction du monde. C’est se percevoir comme une citoyenne à part entière.
Voilà pourquoi ce thème est si approprié pour la journée du 8 mars. Il ne pose pas les femmes en victimes mais bien en personne libres, capables d’assumer leurs choix. Même si le chemin de l’égalité sera encore long (les femmes continuent de gagner environ 70% du salaire des hommes), chaque progrès doit être souligné. Le progrès de celles qui reprennent avec courage des études, de celles qui réussissent dans des métiers non traditionnels, de celles qui relèvent le défi d’assumer des postes de direction. Il n’y a pas de modèle unique mais un vaste mouvement auquel toutes les femmes sont invitées à se joindre. Pour leur liberté à chacune, et pour le bien de la planète entière.
Marie Malavoy, députée de Taillon
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19 novembre 2007
BERNARD DRAINVILLE ET MARIE MALAVOY
LE 19 NOVEMBRE 2007, NOUS OUVRONS NOS PORTES POUR ÉCOUTER CE QUE VOUS AVEZ À DIRE SUR LE PROJET DE LOI SUR L’IDENTITÉ QUÉBÉCOISE.
Depuis près d’un an, les questions soulevées par les accommodements raisonnables ont démontré un désir d’affirmation des valeurs qui vous sont chères. En présentant le projet de loi 195 sur l’identité québécoise le 18 octobre dernier à l’Assemblée nationale, nous avons voulu répondre aux inquiétudes légitimes des Québécois et à leur besoin d’affirmation.
Nous avons aussi proposé une meilleure francisation des entreprises et des nouveaux arrivants et l’obligation pour le gouvernement de fournir l’aide et l’accompagnement nécessaires à ces derniers pour qu’ils s’intègrent mieux à la société d’accueil, notamment en emploi.
D’autre part, nous préconisons la création d’une citoyenneté québécoise parce que pour donner ses assises à une identité, il faut l’affirmer haut et fort.
L’ADQ et le PLQ parlent beaucoup, utilisent des approches populistes, démagogiques ou nient l’existence du problème mais aucun d’eux n’a présenté quoi que ce soit de concret pour répondre à vos inquiétudes. Ils refusent même de débattre de ce projet de loi à l’Assemblée nationale, et par conséquence d’entendre ce que vous avez à dire. En ce qui nous concerne, votre opinion nous intéresse. Est-ce que notre projet est perfectible ? Tous les projets le sont. Mais, pour cela, il faut en discuter.
Et nous aimerions en discuter avec vous, chers électeurs. C’est pourquoi le lundi 19 novembre prochain, nous tiendrons à notre manière une journée portes ouvertes à nos bureaux de circonscription. Les citoyens de Taillon pourront rencontrer leur députée de 19h00 à 21h00 tandis que les citoyens de Marie-Victorin pourront rencontrer leur député de 9h30 à 15h30. Veuillez contacter nos bureaux pour vous inscrire et connaître la forme que prendra cette consultation dans chacune de nos circonscriptions. Faites-nous parvenir vos commentaires, nous en prendrons connaissance avec la plus grande attention.
Pour consulter le projet de loi 195, rendez-vous au www.pq.org et cliquez sur « Projet de loi sur l’identité québécoise », en haut à droite.
Au plaisir de vous rencontrer et de vous entendre,
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